LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE : CONSTAT ET PRÉVISIONS

 
 Le constat : Le climat se réchauffe
Une augmentation de 0,74°C au cours des 100 dernières années
Le climat se réchauffe aussi en France
Les signes du réchauffement

 La cause du réchauffement : les gaz à effet de serre
Un réchauffement récent d'origine naturelle ?
Qu'est-ce que l'effet de serre ?
Des gaz à effet de serre additionnels d'origine humaine
Evolution des rejets de gaz à effet de serre : plusieurs scénarios possibles

 Le climat du futur
Un r échauffement marqué et rapide en 2100
Evolution du climat dans les différentes régions du monde
Evolution du climat en Europe de l'ouest
Vers une multiplication des événements extrêmes ?
Des canicules plus fréquentes en été en France

Le climat du futur

Un réchauffement marqué et rapide en 2100 : entre + 1,1 et + 6,4°C
Si l’on prend en considération la meilleure estimation de chacun des scénarios, l’estimation du réchauffement est estimée entre 1,8 et 4°C.

Dans le rapport publié en 2007, les experts du GIEC prévoient que la croissance mondiale et le développement économique associé auront pour effet la poursuite des rejets massifs de gaz à effet de serre. Leur accumulation dans l'atmosphère amplifiera le réchauffement climatique dans le futur.

Selon les experts, la hausse de la température moyenne simulée par les différents modèles de climat (français ou étrangers) d'ici 2100 pourrait être comprise entre 1,1 et 6,4°C. Cette fourchette de réchauffement s'explique par l'incertitude due aux divers scénarios d'émissions de gaz à effet de serre et aux modèles simulant l'évolution du climat.

Les résultats des simulations montrent également des variations du régime des pluies. Ces valeurs moyennes cachent également des disparités notables selon les régions.

Les simulations climatiques avec le scénario A1B (scénario qui envisage des émissions moyennes de gaz à effet de serre) prévoient une augmentation de la température moyenne d'environ 3°C (entre 1,7 et 4,4 ° C) en 2100.

  Variation de la température moyenne de surface de 1850 à 2200 pour 3 scénarios (A2, A1B et B1) d'émissions de gaz à effet de serre (Copyright Météo-France / IPSL 2007)

Le réchauffement simulé pour le prochain siècle est remarquable par sa rapidité. L'étude des carottes de glace prélevées en Antarctique ou au Groenland sur quelques centaines de milliers d'années révèle en effet que l'écart de température moyenne du globe entre une ère glaciaire et une ère interglaciaire n'est que de 4 à 6°C.

  Prévoir le climat du futur : deux sources d'incertitude


Evolution du climat dans les différentes régions du monde
Prévoir l'évolution des climats des diverses régions du monde se révèle difficile. L’incertitude des simulations climatiques augmente encore lorsqu’on les applique au niveau régional. Malgré cela, les différents modèles s’accordent sur un certain nombre de tendances pour la fin du XXI e siècle :

- Le réchauffement sera plus marqué sur les continents que sur les océans, le réchauffement maximal étant prévu pour les régions arctiques.

- A l'échelle planétaire, le cycle de l’eau va s’intensifier, ce qui implique un accroissement des précipitations moyennes sur les régions les plus humides et une diminution sur les régions les plus arides.


Evolution du climat en Europe de l'ouest
et en France métropolitaine
Des simulations récentes pour l’ouest de l’Europe prévoient pour la fin du XXI e siècle (scénarios A2 et B2 du Giec) :

- En été, un réchauffement marqué et une diminution des précipitations sur les régions méditerranéennes. Le risque de sécheresse sur le sud de la France, l’Espagne et l’Italie devrait être accru.

- En hiver, une augmentation des précipitations sur toute la façade atlantique.

  Prévisions d’écart de température en France Métropolitaine entre la fin du 21ème et la fin du 20ème siècle, en été et en hiver, selon les scénarios A2 et B2 (copyright Météo-France 2007)


Vers une multiplication des événements extrêmes ?
Le rapport du Giec de 2007 prévoit une faible augmentation des pluies intenses aux moyennes et hautes latitudes de l'hémisphère Nord l'hiver, une augmentation des canicules et une diminution des vagues de froid.

Mais, pour les autres phénomènes extrêmes comme par exemple les cyclones, aucune tendance ne se dégage de façon très précise.

Les études statistiques menées sur les cinquante dernières années ne montrent pas de tendance nette à l’augmentation pour les cyclones tropicaux dans l’Atlantique nord, les tempêtes en France et les épisodes de pluies diluviennes dans le Sud-Est de la France.

Les toutes dernières projections sembleraient montrer, non pas un accroissement du nombre de cyclones, mais une intensification de l’activité des cyclones les plus violents dans l’Atlantique Nord.

L'état des recherches ne permet pas non plus d'affirmer une augmentation de l'intensité et du nombre global de tempêtes, orages ou épisodes de grêle en France.

  Nombre d’épisodes de pluies diluviennes dans le Sud-Est de la France entre 1958 et 2005 (copyright Météo-France)

  Nombre de tempêtes observées en France entre 1950 et 1999 (copyright Météo-France)


Des canicules plus fréquentes en été en France
Les climatologues français ont récemment cherché à déterminer si des vagues de chaleur comme celle d'août 2003 pourraient se multiplier d’ici la fin du XXI e siècle. Ils ont choisi pour cette simulation climatique un scénario d’émissions de gaz à effet de serre plutôt pessimiste  (scénario A2 du Giec, pas de ralentissement des émissions).

  Nombre de jours par an avec températures maximales supérieures à 35°C en France : dernière décennie du 20 ème siècle comparée à la dernière décennie du 21ème siècle, selon les 3 scénarios A2, A1B et B1 (copyright Météo-France 2007)

Les simulations prévoient une augmentation très nette du nombre de canicules estivales en France. Les journées de très forte chaleur (température maximale supérieure à 35°C) devraient devenir beaucoup plus fréquentes à la fin du XXIe siècle : en moyenne, de 20 à 40 journées (selon le scénario) par été à Paris (contre moins de 3 actuellement) et de 25 à 55 journées à Toulouse (contre 3 à 5 actuellement).

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