LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE : CONSTAT ET PRÉVISIONS |
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Une augmentation de 0,74°C au cours des 100 dernières années
Le climat se réchauffe aussi en France
Les signes du réchauffement

Un réchauffement récent d'origine naturelle ?
Qu'est-ce que l'effet de serre ?
Des gaz à effet de serre additionnels d'origine humaine
Evolution des rejets de gaz à effet de serre : plusieurs scénarios possibles

Un r échauffement marqué et rapide en 2100
Evolution du climat dans les différentes régions du monde
Evolution du climat en Europe de l'ouest
Vers une multiplication des événements extrêmes ?
Des canicules plus fréquentes en été en France
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La cause du réchauffement : les gaz à effet de serre
Un réchauffement récent d'origine naturelle ?
Certains facteurs naturels sont susceptibles de faire varier la température à la surface de la Terre :

- La
variabilité interne du climat. Elle est due en particulier aux
interactions des différentes composantes du système climatique
(atmosphère, océans, banquise, végétation...).

- Le rayonnement solaire arrivant sur la Terre. Il varie selon l'orbite
terrestre, les modifications de l'inclinaison de l'axe des pôles et
l'activité solaire.

- L'activité volcanique. Certains gaz émis dans l'atmosphère par les
éruptions volcaniques deviennent des particules qui absorbent une
partie du rayonnement solaire.

Mais ces variations ne suffisent pas à expliquer le réchauffement observé.

La comparaison entre les observations et les simulations du climat permet d'attribuer l'essentiel du réchauffement climatique des 50 dernières années aux gaz à effet de serre d'origine humaine. En effet, les simulations qui ne prennent pas en compte l’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre liées aux activités humaines ne parviennent pas à reproduire correctement le climat observé durant les 100 dernières années.

Qu'est-ce que l'effet de serre ?
La
majeure partie des rayonnements solaires traverse l'atmosphère et
chauffe directement la surface de la Terre. En retour, notre planète
renvoie de la chaleur vers l'espace sous forme de rayonnement
infrarouge. Les gaz à effet de serre, présents naturellement dans
l'atmosphère, retiennent une partie de ce rayonnement terrestre et le
renvoient vers le sol, provoquant ainsi un réchauffement de la basse
atmosphère.

Si l'on émet des gaz à effet de serre supplémentaires dans l'atmosphère, la surface terrestre se réchauffe davantage.

L'effet de serre est un phénomène naturel et bénéfique car il
garantit le maintien d'une température moyenne de 15ºC. Sans lui, la
température moyenne de la surface de la Terre avoisinerait -18ºC,
interdisant toute forme de vie.
Des gaz à effet de serre additionnels d'origine humaine
L'étude
de la composition chimique de l'atmosphère révèle que la teneur de
certains gaz à effet de serre augmente rapidement depuis le milieu du
XIX ème siècle. Par exemple, la concentration du gaz carbonique est
passée de 280 ppmv (parties par million volume) au début de l’ère
industrielle à près de 380 ppmv en 2005.

L'industrialisation a conduit nos sociétés à des rejets massifs de ces gaz. Un habitant de pays développé rejette jusqu'à 20 tonnes de CO2 par an (Amérique du Nord). Un habitant de pays moins développé rejette moins de 2 tonnes de CO2 par an (Afrique, Asie du sud, Asie pacifique en développement). (Source Ademe 2002)

Cette production de gaz carbonique excède la capacité d'absorption de
la nature. Répartie sur l'ensemble de la planète, elle renforce l'effet
de serre naturel et contribue ainsi à réchauffer progressivement le
climat terrestre.
Des gaz à effet de serre naturels et d'origine humaine
| Les principaux gaz à effet de serre |
| Gaz |
Principale source directe (naturelle ou liée aux activités humaines) |
| Vapeur d'eau |
premier gaz à effet de serre présent naturellement dans l'atmosphère |
| Dioxyde de carbone |
émis par les éruptions volcaniques et les feux de forêts ou de brousse
et issu de la combustion des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon)
et de la déforestation |
| Méthane (CH4) |
émis par les marécages et issu de divers processus de fermentation (ruminants, rizières, décharges) |
| Protoxyde d’azote |
émis naturellement en particulier par les sols et issu des engrais et de divers procédés chimiques |
| Halo carbures (chlore, brome, fluor) |
utilisés dans l’industrie du froid, les bombes aérosols et la fabrication de mousses plastiques |
Evolution des émissions de gaz à effet de serre : plusieurs scénarios possibles
D'ici
2050, la concentration de gaz carbonique dans l'atmosphère pourrait
avoir pratiquement doublé par rapport à l'ère industrielle, avec une
concentration de l'ordre de 500 ppmv.

A l'horizon 2100, il existe une grande disparité entre les scénarios
optimistes et pessimistes : la concentration atmosphérique de gaz
carbonique devrait se situer entre 540 et 840 ppmv.

Plusieurs scénarios de développement industriel, économique et démographique ont été établis en 1990.

Les scénarios de type A correspondent à une croissance démographique et économique rapide. Les scénarios de type B supposent que des mesures environnementales seront prises dans l’avenir.

En outre, deux types de scénarios existent pour l’évolution technologique :

- type 1 : transfert de technologie (passage des énergies fossiles
à des énergies non émettrices de gaz à effet de serre)

- type 2 : pas de transfert de technologie.

Ainsi, le scénario B1 est le plus optimiste des scénarios proposés, avec une concentration en CO2 en 2100 de 550 ppm. Le scénario A2 est le plus pessimiste des scénarios proposés et simule la situation qu'il adviendrait si aucune mesure n'était prise pour restreindre les émissions de gaz à effet de serre. Dans ce scénario la concentration en CO2 en 2100 est de 840 ppm. Le scénario A1B est un scénario intermédiaire, dans lequel la concentration en CO2 en 2100 est de 770 ppm